Description :
Jeunesse complètement décallée, abrutie par des rêves stéréotypés et un environnement corrompu. Perdu dans l'atmosphère assourdissante et enfumée, assis sur une banquette tachée, face a une table nappée, Black label & Krug dessus, on jouit de toute l'insouciance causée par tous les artifices de la nuit. Murati au bec, Zadig en haut, Voltaire en bas, sourire au coin, on sue l'arrogance et l'autosatisfaction. Petit complètement déconnecté du monde. Trop de coca dans ton sky, trop de beats dans les tympans, trop d'orgueil dans ton regard. La folie s'installe, et toute la raison t'abandonne.. Prisonnier d'un idéal utopique, espérant sans relache d'accomplir un impossible, tes rêves indécents te rongent et te détruisent. Toute une vie cloitrée entre le cynisme d'une société cruelle et d'une faune violemment hypocrite, dont le seul but apparent est d'instaurer une létargie pesante et ettoufante. Salopards d'un coté, petites connes de l'autre, le tout résumé dans un carré vip morne qui suinte le mauvais gout et la vulgarité. On vit comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore... Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustrés pour l'éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fout. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose.
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